On-ne-regrette-de-rouler-vite-que-lorsqu-il-est-trop-tard article popinLa France compte le chiffre record en Europe de 985 000 km de routes secondaires, beaucoup plus accidentogènes que les autoroutes. De plus, la France est un pays peu dense, ce qui augmenterait encore les risques d'accidents car, les routes étant moins occupées, on y roulerait plus vite. La consommation d'alcool et de tranquillisants serait également plus élevée en France que dans les autres pays d'Europe, ce qui augmente encore les risques d'accident.

Depuis hier, la sécurité routière a lancé une campagne d'affichage sur le réseau secondaire.

Les infrastructures routières

francais-et-la-vitesse-dataviz-2Depuis 1960, les infrastructures routières ont été progressivement améliorées pour une meilleure sécurité. D'abord les autoroutes, dont les premières ont été construites à partir de 1946, où le premier gain de sécurité recherché a résulté de l'absence de carrefours. Puis, à partir de 1965, elles furent progressivement équipées de glissières centrales pour séparer les deux sens de circulation, ce qui évita la majorité des collisions frontales sur les autoroutes.

Sur les routes bidirectionnelles, l'idée maitresse dans la décennie 70, a été de rechercher et de traiter les points noirs. Certains étaient de vrais points noirs (chaussée glissante, carrefour très dangereux, virage à l'extrémité d'une très grande ligne droite), d'autres n'étaient dus qu'à la vitesse trop forte et non maitrisée des automobilistes, ce qui a provoqué un glissement pendant les trois décennies suivantes vers une pléthore de dizaines de milliers de panneaux de virages signalés sans raison.Actuellement n'y a plus de points noirs sauf certains carrefours et sauf certaines sections de routes secondaires particulièrement dotées d'une forte présence d'obstacles latéraux; maintenant  les dangers ne sont plus concentrés mais disséminés, répartis sur l'ensemble du réseau où la cause globale des accidents est une vitesse trop forte sur l'ensemble du réseau.

En premier lieu, la dissémination des collisions frontales qui dans les faits, ne sont nullement liés à la route mais au comportement du conducteur : 20 % des tués sont dus aux collisions frontales : 800 tués environ par an, c'est une des deux principales configurations d'accident mortel, l'autre étant les chocs contre les obstacles latéraux (arbres, poteaux électriques ou téléphonique, têtes de buse des fossés, parapets de ponts) également 800 tués environ par an.  La protection  de ces obstacles par des glissières n'est en général pas possible ni souhaitable car du fait qu'elles sont proches de la route elles font rebondir immédiatement les voitures vers la partie gauche de la chaussée et génèrent des collisions frontales deux fois plus meurtrières. Pour ces deux principales configurations d'accidents, un  abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée (VMA) ferait gagner 450 tués par an, et autant de blessés très grave générateurs de handicaps définitifs.

Les carrefours. Les autres causes d'accidents dus à une infrastructure déficiente sont les carrefours : une amélioration radicale et incontestable de la sécurité a été réalisée à partir de 1980 par la construction de giratoires, environ 60 000 actuellement, dont une partie en réaménagement de carrefours antérieurement pourvoyeurs de nombreux tués, mais des carrefours très dangereux subsistent encore et d'autres se créent : ce sont les carrefours en croix avec voie de tourne à droite centrale sur les routes prioritaires.

Ce type de carrefour a été conçu dans le but de ne pas ralentir les véhicules circulant sur la voie prioritaire, ce qui s'avère être un non-sens surtout que souvent la visibilité est masquée (maison ou végétation) : ce sont des guillotines pour les véhicules de la voie secondaire, sauf si une vitesse maximale de 70 km/h est imposée à l'approche du carrefour pour les véhicules (voitures et motos) de la voie prioritaire, cette vitesse est parfois instaurée, mais pas partout et surtout souvent non respectée. 

Sur les routes secondaires, des carrefours insuffisamment aménagés sont également dangereux. !

Sécurité routière et campagne d'affichage sur le réseau routier secondaire du 5 au 19 août !

Ce film s'inspire d'un spot similaire néo-zélandais. "C'est une campagne qui a bien marché en Nouvelle-Zélande, qui a eu un gros retentissement", a expliqué le délégué interministériel à la sécurité routière Jean-Robert Lopez.

Le film met, lui, en scène deux conducteurs. Le temps s'arrête avant la collision. Les deux hommes, incrédules, descendent de leur voiture et reviennent sur l'erreur qu'ils ont commis : refus de priorité, vitesse... Ils regagnent leur véhicule à regret, un enfant attend dans l'un d'eux. Puis vient le crash.

Le spot télé est doublé d'une campagne d'affichage sur le réseau routier secondaire du 5 au 19 août, qui met en scène la même famille juste avant l'impact, avec deux messages, "trop vite" et "trop tard".

 

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